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Vitamine K

La vitamine K fait partie du type des vitamines les moins bien connues du grand publie même si sa présence compte autant que n'importe quelle autre vitamine. Principalement connue pour ses effets sur la coagulation du sang, la vitamine K participe aussi à d'autres métabolismes. Elle est liposoluble, c'est à dire qu'elle est soluble dans les graisses ; l'organisme peut donc stocker une certaine quantité de vitamine K, tout comme la vitamine A et D.  

La vitamine K existe sous trois formes dont la vitamine K1 appelée phylloquinone, phytonadione ou encore phytoménadione, et la vitamine K2, connue sous le nom de ménatétrénone, ménaquinone alors que la vitamine K3 se nomme ménadione, une forme artificielle généralement mal tolérée par l'organisme. Les apports nutritionnels nécessaires en vitamine K sont faibles et se mesurent en microgrammes mais ils sont importants pour n'importe quel individu en bonne santé. Pour un homme, les apports recommandés seraient de 120 mcg et de 90 mcg pour les femmes.  

La vitamine K, la plus méconnue des vitamines

Stockée et stockable dans les graisses, sa lettre lui a été donnée d'après la découverte de sa principale fonction dans la langue allemande, soit le terme de Koagulation. Découverte par deux biochimistes, un danois et un américain dans les années 1940, la vitamine K a été découverte dans la luzerne, elle appartient à la famille des quinones. Si l'on s'arrête aux deux formes principales de cette vitamine (K1 et K2), notons que la vitamine K1 – ou phytoménadione – peut être principalement retrouvée dans la plupart des légumes verts en quantité variable (brocoli, épinard, asperges...) alors que la vitamine K2 (ménaquinone) est essentiellement synthétisée par des bactéries ou à la suite d'une fermentation alimentaire (dans le miso (pâte de soja fermenté), le natto ou certains fromages). 

Quels sont les rôles de la vitamine K dans l'organisme ?

D'une manière générale, la vitamine K intervient au niveau du métabolisme des tissus « mous » et des os. Quant à la réputation de la vitamine K pour son rôle de coagulant, la forme K1 est plus directement concernée alors que la vitamine K2 agirait plutôt sur la calcification de certains tissus, rejoignant partiellement la vitamine D dans cette optique, avec laquelle elle s'associe. La vitamine K est nécessaire à la préservation de la souplesse des artères, des vaisseaux sanguins et de la plupart des tissus conjonctifs. Actuellement, la recherche scientifique s'interroge d'ailleurs sur l'intérêt de la vitamine K2 quant à la prévention ou le traitement de l'ostéoporose. On soupçonne également son rôle sur la croissance des cellules, leur division et leur spécialisation. En parallèle à ces deux vitamines K, la ménadione (vitamine K3) est une forme synthétique de cette vitamine ; on lui soupçonne d'être toxique pour le foie. 

Les carences en vitamine K sont relativement rares et généralement traitée par la prise d'un supplément. Cependant, un risque de carence peut exister en cas de maladies intestinales, hépatiques ou biliaires. Dans ce cas, cette forme de carence sera traitée par médication.

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